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Après les artistes, Don J’aime Manadja s’en prend aux promoteurs de Labels au Gabon
Don J’aime Manadja, c’est définitivement l’homme qui casse les papos dans le Showbiz gabonais. Après avoir traité les artistes de paresseux, incapable de raviver la flamme du showbiz lors de la période de Ramadan en l’absence de L’Oiseau Rare, le producteur gabonais s’en est récemment pris à ses pairs qui n’ont d’yeux que pour les stars au sein de leurs maisons de productions.
« Lorsque vous décidez d’ouvrir votre label, ramenez de nouveaux visages. Arrêtez de signer les visages qu’on connaît là. Vous ne faites rien d’exceptionnel en signant des artistes déjà connus. C’est juste pour l’apparence. Prenez exemple sur Booba, c’est grâce à lui qu’on connaît beaucoup de talents en France. Il est allé dénicher des talents de nulle part pour en faire des stars. Un label qui mise sur le talent et des revenus à long terme engage des inconnus. Sinon ceux qui prennent le raccourci ne font rien de concret. » a-t-il déclaré.
Don J’aime Manadja n’a pas hésité à pointer du doigt le manque de vision à long terme de certains promoteurs gabonais. Selon lui, se contenter de signer des artistes déjà populaires relève davantage d’une stratégie marketing superficielle que d’un véritable travail de construction d’empire. Il estime que cette pratique ne fait que gonfler artificiellement le catalogue des labels sans apporter de réelles valeurs ajoutées à la scène musicale locale.
Le producteur gabonais reste convaincu que c’est en misant sur l’inconnu que l’on bâtit une industrie solide et durable. Il cite régulièrement l’exemple français où plusieurs labels ont su révéler des artistes qui étaient jusque-là dans l’ombre, créant ainsi une nouvelle génération de talents. Pour lui, les labels gabonais qui refusent de jouer ce rôle de découvreurs se privent non seulement d’une opportunité de marquer l’histoire, mais contribuent également à la stagnation de la musique gabonaise.