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Chocolat des filles sur le passage marqué des pasteurs au Gabon ces derniers mois : « Ils veulent encore déconcentrer la population »

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Totalement disparu des radars pour de raisons de vacances, Chocolat des Filles est de retour. Son come-back s’est fait remarquer sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook où il est plus actif. Le 21 juillet dernier, il est retourné à ses vieilles habitudes, s’attaquer aux pasteurs. Dans une vidéo, il dénonce les retours marques de ces hommes de Dieu au Gabon pour y prêcher de la bonne nouvelle. 

« Après le coup d’état en 2023, on constaté que la vague de tournée des pasteurs au Gabon a graduellement baissé. Mais depuis quelques mois, tout a changé. Kanguka est venu, Yves Castanou, Mohamed Sanogo entre autres. Cela veut dire que les vieilles habitudes ont recommencé. Pendant que d’autres pays comme le Burkina-Faso interdisent ce truc là parce qu’ils veulent se construire. Nous, on fait venir ces gens-là ici tout le temps. Comment est-ce qu’ils faut encore fait comprendre à cette population qu’il n’y a rien dans les églises ? Il faut juste travailler, il n’y a plus d’église qui peut délivrer quelqu’un. Un pays se développe par la culture du travail, il faut travailler. », s’est-il indigné.

Après travers son message, Chocolat des filles pointe du doigt ce qu’il qualifie de diversion spirituelle systématique. Selon lui, le retour en force de ces grandes figures religieuses internationales à l’instar du pasteur Yves Castanou ou de Mohamed Sanogo détournerait l’attention des citoyens des véritables enjeux socio-économiques du pays. Il insiste sur le fait que l’émergence d’une nation repose exclusivement sur l’effort productif et l’engagement citoyen, rejetant l’idée qu’une quelconque intervention divine ou délivrance ecclésiastique puisse se substituer à l’effort de reconstruction nationale.

Cette sortie véhémente a immédiatement enflammé la toile, suscitant de vives réactions au sein de la communauté. Si certains internautes partagent son appel à privilégier l’éthique du travail et le pragmatisme économique, d’autres montent au créneau pour défendre la liberté de culte et le rôle pacificateur et moral de ces ministères chrétiens. Une énième polémique qui relance le débat houleux sur la place du fait religieux dans l’espace public gabonais en pleine transition.

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