Cinéma
Le Gabon déroule le tapis rouge aux stars de Nollywood, Van Vicker et Nadia Buari en tournage à Libreville
C’est une séquence digne des plus grands festivals qui s’est jouée dans la nuit du samedi au dimanche 25 janvier à l’aéroport international Léon Mba. Les icônes du cinéma ghanéen et figures de proue de Nollywood, Nadia Buari, Van Vicker et Mike Jacobs, ont posé leurs valises en terre gabonaise. Accueillies par la star locale Émeraude le Diamant Vert, ces légendes du 7ème art africain ne sont pas là pour du tourisme, mais pour transformer le Gabon en nouveau plateau de tournage continental.
Les fans de séries et films ouest-africains n’en croyaient pas leurs yeux. Van Vicker, le « chouchou » de ces dames, et la talentueuse Nadia Buari sont bien à Libreville. Leur arrivée marque le coup d’envoi d’un partenariat inédit entre la structure gabonaise « Le Journal d’Emeraude » et le label nigérian Blessed AFAM Production.
Trois longs-métrages en chantier
L’objectif de cette visite est clair et ambitieux : la réalisation d’une série de tournages pour trois longs-métrages. Ce projet de coproduction vise une diffusion mondiale, propulsant ainsi les décors et les histoires gabonaises sur les écrans internationaux.
Pour Martine Lomba, alias Émeraude le Diamant Vert, qui intervient en qualité de producteur exécutif, il s’agit d’un tournant stratégique. « J’ai eu l’honneur d’accueillir trois grandes figures du cinéma africain », a-t-elle déclaré, soulignant la volonté de positionner le Gabon comme un pôle émergent de la création cinématographique.
Un pont entre talents locaux et stars internationales
Loin d’être une production en vase clos, ce projet se veut inclusif. Le casting fera la part belle aux acteurs gabonais, offrant une opportunité unique de partage d’expérience et de visibilité. Émeraude elle-même tiendra un rôle majeur aux côtés des stars ghanéennes, et d’autres figures nationales viendront compléter la distribution pour garantir l’identité gabonaise des œuvres.
Le cinéma comme outil de « Soft Power »
Au-delà du divertissement, cette initiative porte une vision politique et culturelle. Les initiateurs du projet entendent utiliser ces films comme des leviers de diplomatie culturelle. En exportant l’image d’un Gabon moderne et créatif à travers des fictions de qualité, le pays renforce son « soft power ».
Alors que d’autres grandes figures du cinéma africain sont attendues dans les prochains jours à Libreville, la capitale gabonaise semble bien partie pour devenir, le temps de ces tournages, le nouvel épicentre du cinéma africain.