International
Emma’a garde le cap après les Flammes : « Ce n’est que partie remise »
Nommée dans deux catégories lors de la quatrième cérémonie des Flammes, organisée ce 23 avril à la Seine Musicale, à Boulogne-Billancourt, Emma’a est repartie sans trophée. Loin de se laisser abattre, la chanteuse gabonaise de 23 ans a publié, le lendemain, une vidéo pleine de gratitude à l’endroit de ses fans, qu’elle appelle affectueusement ses « loveurs ». Une prise de parole simple, chaleureuse et combative, qui confirme son envie de continuer à porter haut sa musique.
Une nomination déjà symbolique
La quatrième édition des Flammes, cérémonie consacrée aux cultures populaires, s’est tenue ce jeudi 23 avril à la Seine Musicale, avec une diffusion en direct sur France 4, France.tv et YouTube. L’événement, devenu un rendez-vous majeur pour le rap, le r’n’b, les musiques afro et caribéennes, a réuni plusieurs figures de la scène francophone. Emma’a y figurait parmi les artistes nommés, notamment pour la Flamme du morceau de musiques africaines ou d’inspiration africaine avec Ça m’a laissé.
Sur le tapis rouge, l’artiste gabonaise n’est pas passée inaperçue. Son style vestimentaire a fait réagir, tout comme sa présence dans une cérémonie très suivie en France et au-delà. Mais après l’annonce des résultats, certains internautes ont surtout commenté son absence au palmarès. Emma’a concourait également pour la Flamme de la révélation féminine, remportée par Fallon, tandis que la Flamme du morceau de musiques africaines ou d’inspiration africaine est revenue à Himra feat. Minz pour Number One.
Une réponse calme aux critiques
Face aux critiques et aux moqueries, Emmanuella Issembe, plus connue sous le nom d’Emma’a, a choisi la sérénité. Dans une vidéo publiée ce vendredi 24 avril sur ses réseaux sociaux, l’interprète de Ça m’a laissé a tenu à rassurer son public. Pas de frustration affichée, encore moins de rancœur : la chanteuse a préféré transformer cette défaite en message d’espoir.
« Bonjour mes loveurs, j’ai un petit message pour vous », a-t-elle lancé dans une atmosphère détendue, avant de revenir sur sa soirée. « J’ai été nommée dans deux catégories aux Flammes, je suis repartie sans aucun trophée. Je ne suis pas déçue, je suis infiniment reconnaissante pour chaque étape de ma carrière. Le simple fait d’être nommée prouve que mon travail est reconnu, même à l’international. Donc à moi de travailler encore plus dur pour atteindre mes objectifs ! »
« Quand on vient d’Afrique, il faut se battre dix fois plus »
Dans la suite de son message, Emma’a a également rappelé la difficulté, pour une artiste venue d’Afrique, de s’imposer durablement sur une scène musicale internationale très concurrentielle. Son propos, largement relayé par ses fans, sonne comme une déclaration de détermination. « Quand on vient d’Afrique, il faut se battre dix fois plus que les autres pour se faire entendre, accepter, respecter, pour être considéré et pris au sérieux », a-t-elle affirmé.
La chanteuse a ensuite adressé un mot appuyé à son public gabonais et à ses auditeurs à travers le monde. « Je remercie infiniment mon pays pour le soutien indéfectible, mes auditeurs du monde entier pour l’amour pur ! On va y arriver, on écrira l’histoire ensemble. Ce n’est que partie remise ! On peut être fiers de nous, les loveurs », a-t-elle ajouté.
Une artiste toujours proche de son public
Cette prise de parole s’inscrit dans la continuité de l’image qu’Emma’a construit depuis ses débuts : celle d’une artiste accessible, attachée à sa communauté et consciente du chemin qu’il reste à parcourir. Même sans trophée, sa double nomination aux Flammes constitue une étape importante dans une carrière déjà suivie de près au Gabon et dans la diaspora.
Depuis la publication de la vidéo, les réactions se multiplient sur les réseaux sociaux. De nombreux fans lui ont envoyé des messages de soutien, saluant sa maturité, son humilité et sa force mentale. Pour Emma’a, cette soirée des Flammes ne marque donc pas un échec, mais plutôt une nouvelle étape. Et à en croire son message, la chanteuse gabonaise compte bien revenir plus forte lors des prochaines éditions.