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« Je ne coucherai avec aucun homme pour avancer » : le coup de gueule d’Espoir La Tigresse à la Fête des Cultures

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Espoir La Tigresse a fait une sortie très remarquée dans la soirée du samedi 22 août, lors de son passage sur la scène de la 15e édition de la Fête des Cultures, organisée sur l’avenue Jean-Paul-II, à Libreville. Confrontée à un problème technique au moment de sa prestation, la chanteuse gabonaise a publiquement dénoncé ce qu’elle considère comme un boycott. Dans un coup de gueule devenu viral, elle a également affirmé qu’elle ne céderait jamais à des faveurs sexuelles pour avancer dans sa carrière.

Une entrée sur scène sous les ovations

La soirée avait pourtant bien commencé pour Espoir La Tigresse. Annoncée parmi les artistes attendus de cette deuxième soirée de concerts, l’interprète de Poison a fait son entrée sur scène sous les cris de joie et les ovations du public. Pour l’occasion, elle avait opté pour un costume et un maquillage d’inspiration traditionnelle.

Portée par l’ambiance, l’artiste a entamé sa prestation avec le titre Ma biss. Face au public, elle a également rappelé ses récentes distinctions, notamment un nouveau trophée remporté à Kigali, au Rwanda. Mais cette énergie festive a rapidement été interrompue par un dysfonctionnement technique.

Un problème technique qui fait basculer la prestation

Au moment d’enchaîner avec son titre Poison, un problème de son est survenu, provoquant un retard dans le déroulement de sa prestation. La chanteuse, visiblement contrariée, s’est alors apprêtée à quitter le podium avant de se raviser et de prendre la parole devant le public.

Micro en main, Espoir La Tigresse a laissé éclater sa colère. Elle a dénoncé ce qu’elle considère comme une tentative de sabotage et s’en est prise à des personnes qu’elle accuse, sans les nommer clairement, de vouloir freiner son évolution artistique.

« Je ne coucherai avec aucun homme pour avancer »

C’est dans ce contexte que la chanteuse a lancé la phrase qui a immédiatement fait le tour des réseaux sociaux. « Je vais le dire ce soir : Espoir La Tigresse, je ne coucherai avec aucun homme pour avancer », a-t-elle déclaré avec fermeté devant le public.

Cette sortie a donné une autre dimension à l’incident. Au-delà du problème technique, l’artiste a semblé dénoncer des pratiques supposées de promotion canapé dans le milieu artistique. Une déclaration forte, qui a divisé les internautes entre soutien, indignation et appels à plus de maîtrise.

Des accusations de boycott

Espoir La Tigresse a également accusé l’équipe technique ou certaines personnes impliquées dans l’organisation de l’avoir volontairement empêchée de poursuivre sa prestation dans de bonnes conditions. Selon elle, son manager aurait pourtant déposé les éléments sonores plusieurs heures avant son passage.

« C’est du boycott. Mon manager était là depuis 15h pour déposer le son. Grâce à l’actuel ministre de la Culture qui m’a demandé de venir. Ceux-là, les mains noires, je vous mets au défi », a-t-elle lancé avant de quitter la scène.

Une avalanche de réactions en ligne

Comme souvent avec Espoir La Tigresse, la séquence a rapidement embrasé les réseaux sociaux. Plusieurs internautes ont pris sa défense, estimant qu’un tel dysfonctionnement était difficilement acceptable lors d’un événement de cette envergure. « Ce n’est pas gentil du tout », « il est clair qu’il s’agit d’un boycott » ou encore « force et courage à toi sista », pouvait-on lire dans certains commentaires.

D’autres internautes ont toutefois critiqué la réaction de la chanteuse. Certains ont estimé qu’elle aurait dû se maîtriser, improviser ou poursuivre sa prestation malgré la difficulté. « Quand tu te vantes d’être la meilleure artiste, il faut savoir improviser », a notamment commenté un internaute.

Entre soutien et critiques

La polémique a aussi relancé les comparaisons avec d’autres artistes gabonaises, notamment Creol, dont le nom est revenu dans certains commentaires. Quelques internautes ont même insinué que le DJ aurait des liens avec cette dernière, alimentant davantage les spéculations autour d’un possible règlement de comptes artistique.

Mais à ce stade, rien ne permet de confirmer que le problème technique relevait d’un sabotage volontaire. Aucune preuve publique ne vient établir que l’incident aurait été organisé pour nuire à Espoir La Tigresse. La prudence reste donc nécessaire face à une affaire où l’émotion, la frustration et les interprétations circulent très rapidement.

Une sortie qui dépasse le simple incident technique

Au-delà du dysfonctionnement de scène, la déclaration d’Espoir La Tigresse pose une question plus large sur les conditions d’évolution des artistes féminines dans l’industrie culturelle. En affirmant qu’elle ne couchera avec aucun homme pour avancer, la chanteuse a voulu se positionner comme une artiste qui défend son travail, ses valeurs et son indépendance.

Cette prise de parole, même formulée dans la colère, a touché un sujet sensible. Dans un milieu artistique souvent marqué par les rivalités, les soupçons, les frustrations et les rapports de pouvoir, ses mots ont trouvé un écho particulier auprès d’une partie du public.

Une polémique à clarifier

La Fête des Cultures devait être un moment de célébration, de diversité et de valorisation du patrimoine gabonais. L’incident autour d’Espoir La Tigresse est venu rappeler que les grands rendez-vous culturels exigent aussi une organisation technique rigoureuse, surtout lorsque des artistes très attendus montent sur scène.

Pour l’heure, la chanteuse reste convaincue d’avoir été victime d’un boycott. Mais en l’absence d’éléments concrets permettant d’établir un sabotage, cette affaire appelle surtout à une clarification entre l’artiste, son équipe et les organisateurs. Une chose est certaine : Espoir La Tigresse a encore réussi à transformer un passage sur scène en sujet national de discussion.

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