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Koba Building se lâche enfin sur son exil en France : « J’ai été vraiment…»
Huit mois après son retour au Gabon, Koba Building s’est enfin confié sur sa vie en France lors de son exil. Le 28 mai dernier, dans le podcast « Talk to Tonicha », la légende du rap gabonais s’est livré sur son séjour en France loin de sa famille, ses peines, et les leçons qu’il a apprises suite à ce départ forcé vers l’Hexagone pour avoir été la voix des sans voix dans les combats citoyens contre le régime en place à l’époque.
« Le plus dur en exil c’est de se sentir seul, même quand les moyens sont à disposition. L’exil est très dur, mais cela m’a appris à ne compter que sur moi, à être résilient par ce que tant qu’on vit il y a toujours de l’espoir. Mon exil m’a obligé à m’éclipser de la musique. Je n’avais plus la motivation d’écrire, de produire. Il est vrai que j’écrivais pour des gens, mais pour moi-même ça ne m’intéressait plus. C’était une forme de découragement, je voulais utiliser d’autres armes pour continuer le combat mais j’ai finalement compris que la musique est l’arme la plus puissante sur laquelle je peux compter. », a-t-il confié.
Koba Building confie néanmoins que cet exil, bien que subi, a été un passage nécessaire pour mûrir sa vision politique et artistique. Il a dû apprendre à gérer le poids de son image publique tout en protégeant son intimité, un équilibre complexe à trouver lorsqu’on est une figure de proue de la contestation. Ce recul forcé, loin du tumulte médiatique gabonais, lui a permis de réaliser que son engagement ne pouvait s’éteindre avec l’exil, mais devait au contraire se réinventer avec une stratégie plus sereine et réfléchie.
Aujourd’hui de retour au Gabon, le rappeur semble avoir tourné cette page douloureuse avec une détermination renouvelée. Fort de ces huit mois de recul et de cette introspection profonde, il ne considère plus son exil comme une défaite, mais comme une étape fondatrice de son évolution. Désormais, c’est avec une plume plus aiguisée et une conscience politique renforcée qu’il entend reprendre sa place sur l’échiquier culturel gabonais.
Pour ses fans, ce retour marque non seulement la renaissance d’une icône, mais aussi la promesse de nouveaux projets où la musique redeviendra le vecteur principal de ses messages de liberté et de justice. Il a déjà sorti plusieurs chansons depuis son retour au bercail et compte bien en sortir d’autres. Une chose est sûre, sa carrière est loin d’être terminée.