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L’avis tranché de l’artiste N’do Man sur les influenceuses : « Elles sont des….»
Le métier de l’influence continue toujours de diviser les langues au Gabon. Entre ceux qui approuvent cette profession et ceux qui le remettent en cause, le fossé est très grand. Au cours d’une émission sur JACO FM, N’do Man, qui fait partie de la catégorie des personnes hostiles ce job, fustige ouvertement son émergence au Gabon.
« Le monde de l’influence au Gabon, c’est du n’importe quoi. A part quelques têtes qui s’efforcent de faire quelque chose de concret, le reste ne sert à rien. Des influenceuses qui postent des photos à poil. Déjà qu’on sait comment elles gagnent leur cash. », a fait savoir N’do Man. D’après ses explications, les influenceurs sont des partisans de moindre effort, et mènent des activités qui ne participent pas véritablement au développement du pays.
Face à ces critiques acerbes, l’artiste ne s’est pas arrêté là, remettant en cause la légitimité même de cette influence sur la jeunesse gabonaise. Pour N’do Man, ce phénomène numérique agirait comme un miroir déformant, proposant des modèles de réussite aussi éphémères qu’illusoires. Il craint que cette quête effrénée de notoriété, basée sur l’apparence et le buzz, ne détourne les jeunes générations des valeurs cardinales telles que le travail acharné, l’apprentissage de métiers manuels ou intellectuels et l’investissement réel dans l’économie locale.
Cette sortie médiatique, bien que radicale, souligne une fracture sociétale profonde au Gabon concernant l’usage des réseaux sociaux. Si les influenceuses visées défendent souvent leur activité comme une forme de divertissement ou un levier de marketing moderne, les détracteurs, à l’instar de l’artiste, exigent une régulation plus stricte et une valorisation de contenus jugés plus constructifs. Le débat reste ainsi ouvert, laissant planer une question centrale : l’influence doit-elle être purement lucrative et superficielle, ou porteuse d’une responsabilité citoyenne dans le développement de la nation ?