Mode
« Le plus grand chantier au Gabon, ce sont les mentalités » : Doriane Leet Cooper interpelle les Gabonais
« Au Gabon, le plus grand chantier, ce sont les mentalités. Le Gabon n’a pas seulement besoin de nouvelles infrastructures, il a besoin de nouvelles consciences. Ce voyage m’aura énormément appris », a déclaré Doriane Leet Cooper, au terme d’un séjour dans son pays d’origine.
À travers ces quelques mots, la créatrice de mode met en lumière un aspect souvent évoqué dans les débats sur le développement du Gabon : la nécessité d’accompagner les investissements matériels par une transformation des pratiques individuelles et collectives. Son constat intervient alors que les autorités multiplient les projets d’infrastructures routières, hospitalières et administratives dans le cadre de la Ve République.
Construire des infrastructures, mais aussi changer les comportements
Pour Doriane Leet Cooper, la modernisation du pays ne saurait se mesurer uniquement au nombre de routes, de bâtiments ou d’équipements publics construits. Son message suggère que ces réalisations doivent s’accompagner d’une évolution des attitudes pour produire des résultats durables.
Respect du bien public, civisme, conscience professionnelle et responsabilité citoyenne figurent parmi les enjeux que soulève cette réflexion. Car si les infrastructures constituent un levier essentiel du développement, leur entretien et leur bonne utilisation dépendent également des comportements de ceux qui en bénéficient.
La styliste ne désigne toutefois aucun responsable particulier et ne détaille pas les expériences qui ont nourri son constat. Elle présente avant tout son séjour comme une occasion d’observer et de mieux comprendre certaines réalités de la société gabonaise.
Une réflexion qui dépasse le monde de la mode
Connue pour son engagement dans la création vestimentaire et la valorisation du savoir-faire gabonais, notamment à travers sa maison de couture Maison 3 Points, Doriane Leet Cooper élargit ainsi sa prise de parole aux questions de société.
Sa déclaration pose une question de fond : comment faire en sorte que les transformations matérielles engagées au Gabon s’accompagnent d’un changement durable des habitudes et des pratiques citoyennes ?