Musique
L’Oiseau Rare revendique son statut : « Numéro 1 au Gabon », percée confirmée en Afrique et en France
Le leader du mouvement « La Ntcham domine » a choisi ce 14 février pour afficher ses ambitions à l’échelle internationale. Sur Facebook, L’Oiseau Rare affirme être le meilleur au Gabon et met en avant ses positions dans plusieurs classements étrangers, du Bénin au Sénégal, en passant par la Côte d’Ivoire et la France. Cette prise de parole, calibrée et assumée, renforce son image d’artiste en pleine ascension sur la scène urbaine francophone.
Dans la même publication, l’artiste a également rendu hommage à Shatta Wale, qu’il cite comme référence majeure. « Papa je t’aime pour la vie ! Merci ! Shatta Wale (Shatta Movement) », a-t-il écrit avant d’énumérer ses performances. Le message mêle reconnaissance personnelle et stratégie de positionnement régional, en inscrivant son parcours dans une filiation musicale africaine plus large.
Des classements revendiqués sur plusieurs marchés
L’Oiseau Rare revendique des résultats précis : première place au Gabon, top 3 au Bénin, top 5 au Sénégal et en Côte d’Ivoire, et 30e position en France. Dans son post, il résume cette dynamique en des termes très narratifs. « Un petit garçon de la rue qui vient d’adorer la musique de Shatta est le numéro 1 au Gabon, le numéro 3 au Bénin, le numéro 4 au Sénégal, le numéro 5 en Côte d’Ivoire et le numéro 30 en France ! », a-t-il publié.
Cette communication s’inscrit dans une logique de conquête : transformer la notoriété locale en crédibilité continentale, puis en visibilité européenne. L’artiste, Mohamed Kourouma à l’état civil selon les informations diffusées, revendique un ancrage populaire et une trajectoire construite depuis les quartiers de Libreville. Ce récit d’ascension, déjà central dans son image publique, est ici mobilisé comme argument d’autorité artistique.
L’afro Ntcham comme signature et accélérateur de carrière
Sur le plan musical, L’Oiseau Rare continue de capitaliser sur un mélange afrobeat-sonorités urbaines locales, porté par sa marque « afro Ntcham ». Ce positionnement distinctif lui a permis de s’imposer rapidement dans les conversations culturelles régionales et sur les plateformes numériques. Son discours met en avant une identité sonore propre, pensée pour circuler au-delà du marché gabonais.
La dynamique a été renforcée par des jalons symboliques récents, dont son sacre au Primud 2025 comme Meilleur artiste d’Afrique centrale. Son premier concert au Palais des sports et la reconnaissance institutionnelle obtenue dans la foulée ont également consolidé son statut. Aujourd’hui, l’artiste cherche clairement à convertir cet élan en présence durable sur les grands marchés francophones. Sa sortie de ce 14 février confirme une ligne : assumer le leadership local et viser, sans détour, l’échelle internationale.