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Petit Mandelha : « Voici pourquoi je ne vais pas à l’école »

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Suite aux persécutions des internautes sur sa déscolarisation, Petit Mandelha a fait une sortie récente pour s’expliquer. Sans langue de bois, l’étoile montante de la Ntcham a été très directe. Pour lui, il n’est plus que question de remettre les pieds à l’école, au vu de son statut d’artiste qui lui permet d’ailleurs de gagner pleinement sa vie. 

Petit Mandelha n’est pas passé par quatre chemins pour dire les raisons pour lesquelles il a mis l’école de côté. « Pourquoi je ne vais pas à l’école ? C’est simple ! Moi je peux faire 1 million de FCFA par semaine. Alors qu’un type qui a tous les problèmes de la vie, est payé à 540.000 FCFA. Sous le coup de la frustration, surtout qu’il sait que tu es artiste, il va tout faire pour te mettre dans les problèmes. », a-t-il fait savoir. A travers ses propos, on comprend qu’il pointe du doigt la misère des travailleurs, surtout du corps enseignant qui, sous le coup de la frustration, encadrent mal les élèves.

Ces déclarations, loin de calmer les esprits, ont provoqué une nouvelle onde de choc sur la toile. Si certains fans soutiennent son choix, arguant que le talent et la réussite financière actuelle priment sur le parcours académique classique, une grande partie de l’opinion publique et des acteurs du milieu éducatif fustigent une position jugée dangereuse. Pour ses détracteurs, réduire la valeur de l’école à une simple comparaison salariale immédiate est une erreur stratégique qui occulte la pérennité, la culture générale et le recul critique que seul un cursus scolaire peut offrir à long terme.

Quoi qu’on dise, les propos de l’artiste soulèvent une question sociétale profonde sur la valorisation des métiers et la crise de vocation du système éducatif. En mettant en lumière le contraste entre les revenus précaires de certains diplômés et le succès fulgurant de la culture populaire, Petit Mandelha devient, malgré lui, le porte-voix d’une jeunesse en proie au doute face à l’utilité des études. Cette sortie médiatique, bien qu’incisive, laisse planer une interrogation sur l’avenir de son influence auprès de ses jeunes admirateurs qui pourraient, par mimétisme, délaisser les bancs de l’école.

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