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Shan’L captive le public au Sommet international du leadership sur l’iboga

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Shan’L a marqué les esprits ce jeudi 25 juin à Libreville. Invitée à se produire dans le cadre du Sommet international du leadership sur l’iboga, la chanteuse gabonaise a livré une prestation aux accents profondément traditionnels au Radisson Blu Okoumé Palace. Dans un extrait vidéo relayé sur les réseaux sociaux, l’artiste apparaît en pleine interprétation d’un chant issu du patrimoine gabonais, accompagnée par un groupe culturel.

Une prestation enracinée dans la tradition

Connue pour son univers mêlant R’n’B, zouk, afro-pop et sonorités urbaines, Shan’L a cette fois exploré un registre plus patrimonial. Devant un public composé notamment de chercheurs internationaux, de tradipraticiens, de détenteurs de savoirs bwiti et d’autorités gabonaises, la chanteuse a offert un moment de transmission, de grâce et d’émotion brute.

Sa voix, portée par des instruments traditionnels, a immédiatement installé une atmosphère particulière. Loin des codes habituels de la scène pop, Shan’L a montré une autre dimension de son talent : celle d’une artiste capable de se reconnecter aux racines culturelles du Gabon et de les porter devant un public international.

« Voilà une artiste accomplie »

La prestation a été saluée par plusieurs spectateurs présents dans la salle. « Voilà une artiste accomplie », a confié l’un d’eux, impressionné par la capacité de la chanteuse à sortir de son registre habituel pour embrasser un répertoire plus traditionnel.

Accompagnée par un groupe culturel, Shan’L a revisité avec intensité des sonorités proches des rites et musiques initiatiques gabonaises. Le résultat a captivé le public, mais aussi les internautes, nombreux à commenter l’extrait vidéo diffusé en ligne.

Une artiste populaire attachée à ses racines

Originaire du Haut-Ogooué, dans le sud-est du Gabon, Shan’L s’est passionnée très tôt pour la musique. Elle a notamment fait ses premiers pas dans la chorale Les Anges ABC du lycée national Léon-Mba, avant de construire une carrière solo qui l’a progressivement hissée parmi les grandes voix féminines de la musique gabonaise.

Suivie par plus de deux millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, l’artiste a déjà marqué le public avec plusieurs titres populaires. Mais cette prestation au Sommet international du leadership sur l’iboga rappelle qu’elle ne se limite pas à la musique urbaine. Très attachée à ses racines, Shan’L sait aussi mettre en valeur la culture gabonaise dans des contextes plus institutionnels et internationaux.

Une séquence qui ouvre le débat

La vidéo de sa prestation a également suscité des discussions entre internautes sur l’origine exacte du chant interprété et son lien avec certains rites traditionnels. Dans les commentaires, De Nguende-sika Wora a notamment estimé que le morceau renvoyait à un répertoire précis : « Que ce soit le bwiti ou le djembé, ces rites culturels sont mixtes. La première chanson qu’elle a chantée est propre au rite djembé. Elle se chante à un moment bien précis lors des initiations. Je sais de quoi je parle, sauf qu’elle a choisi de la chanter parce qu’elle a un rythme dissoumba ».

Un avis que ne partage pas totalement Ovale Christy. Pour elle, ce chant dépasse un seul cadre rituel : « Mais après, il n’y a pas que dans le dissoumba qu’on chante ce chant. C’est une louange. Même chez nous, au mbandzi, on le chante. Rien à voir avec le genre féminin ou masculin. C’est beau ».

Entre émotion, spiritualité et patrimoine

D’autres internautes ont insisté sur le rapport personnel de Shan’L aux traditions initiatiques. Léode Olemi affirme ainsi : « Mon frère, c’est une initiée. C’est ma sista, G2, G5 ou G7, tout ceci c’est le Gabon et chacun est libre d’aller se faire initier où il veut. Chacha est un génie ».

Ces échanges montrent combien les musiques traditionnelles gabonaises restent chargées de mémoire, de spiritualité et de significations profondes. Elles ne sont pas seulement des chants de scène : elles renvoient à des histoires, des rites, des appartenances et des sensibilités que le public interprète parfois différemment selon son vécu.

Le Gabon culturel sous les projecteurs

Le Sommet international du leadership sur l’iboga, organisé à Libreville du 22 au 28 juin, vise à réunir des détenteurs de savoirs bwiti, des chercheurs, des praticiens et des experts mondiaux autour de l’avenir de l’iboga. L’événement entend structurer une réflexion éthique, scientifique, culturelle et économique autour de cette plante sacrée du Gabon.

Dans ce cadre, la prestation de Shan’L a offert aux participants une plongée dans la richesse musicale et spirituelle gabonaise. En quelques minutes, la chanteuse a rappelé que la culture peut être un puissant langage de transmission, capable de toucher directement le cœur du public.

Shan’L confirme sa polyvalence

Avec ce passage remarqué au Radisson Blu, Shan’L confirme son statut d’artiste multidimensionnelle. Capable de faire danser les foules avec ses titres modernes, elle sait aussi émouvoir dans un registre plus traditionnel, plus intime et plus enraciné.

Cette performance restera comme l’un des moments artistiques forts du Sommet international du leadership sur l’iboga. Elle montre une Shan’L plus patrimoniale, plus profonde, mais toujours aussi connectée à son public et à l’identité culturelle du Gabon.

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