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Très remonté, Oligui Nguema exige la livraison du Mausolée Georges Damas Aleka à un entrepreneur

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Brice Clotaire Oligui Nguema a haussé le ton sur le front de mer de Libreville. Lors d’une visite d’inspection effectuée ce mardi 30 juin 2026 sur les chantiers consacrés à la mémoire nationale, le président de la République a publiquement recadré Éric Moro Nguema, présenté comme le responsable du chantier du futur Musée Georges-Damas-Aleka. Dans une vidéo devenue virale ce mercredi 1er juillet, le chef de l’État balaie les explications avancées sur les retards et exige une livraison avant la fête nationale du 17 août.

Une visite d’inspection sous tension

Au programme de cette visite figuraient deux sites symboliques : le Musée national Léon-Mba, en cours de réhabilitation, et le futur Musée Georges-Damas-Aleka, situé sur la façade maritime de Libreville. Deux projets mémoriels que les autorités veulent voir achevés avant les célébrations de l’indépendance.

Mais sur le chantier Georges-Damas-Aleka, le président de la République n’a pas caché son agacement. Face aux justifications du responsable des travaux, Brice Clotaire Oligui Nguema a exigé le respect strict du calendrier. Le ton employé dans la vidéo témoigne de l’impatience du chef de l’État devant un chantier qui traîne depuis plusieurs années.

« Ne me raconte pas des histoires »

Dans la séquence largement relayée sur les réseaux sociaux, le président se montre particulièrement ferme. Il rappelle que les paiements auraient été effectués et renvoie le responsable du chantier à ses partenaires étrangers, notamment ceux de Dubaï, évoqués dans les explications fournies sur place.

« Tout ce que tu as expliqué là, j’ai compris. Je t’ai dit que je veux que ce soit fini le 17 août. À partir du 16, je viendrai faire une dernière visite et je veux trouver tout ça déposé. Ne me raconte pas des histoires. Vois avec tes amis de Dubaï, ceux qui ont mangé ton argent, avec qui tu as travaillé. On t’a tout payé. Tu me finis l’immeuble », a lancé Brice Clotaire Oligui Nguema.

Cette mise en garde a rapidement fait le tour de la toile. Pour certains internautes, elle illustre la volonté présidentielle d’imposer plus de rigueur dans l’exécution des projets publics. Pour d’autres, elle traduit aussi la tension autour des délais, à quelques semaines seulement de la fête nationale.

Un chantier symbolique pour la mémoire nationale

Le futur Musée Georges-Damas-Aleka est appelé à honorer la mémoire de l’ancien président de l’Assemblée nationale, diplomate, poète et compositeur de La Concorde, l’hymne national gabonais. Situé sur le front de mer de Libreville, le site doit devenir un lieu de recueillement, de transmission historique et de valorisation du patrimoine national.

Le projet comprend notamment une grande esplanade, un arc de triomphe central et plusieurs pavillons représentant les provinces du Gabon. À travers cet ensemble architectural, les autorités entendent renforcer le sentiment patriotique et offrir aux jeunes générations un espace dédié à l’histoire politique et culturelle du pays.

Trois ans de retard et une colère présidentielle

Si le chantier revêt une forte dimension symbolique, son exécution suscite désormais de vives interrogations. Les travaux traînent depuis plusieurs années, alimentant frustrations et impatience au sommet de l’État. Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, la période des explications semble désormais terminée.

En fixant une échéance claire au 17 août et en annonçant une dernière visite de contrôle la veille, le président place les responsables du chantier sous pression directe. Le message est limpide : les ouvrages liés à la mémoire nationale doivent être livrés dans les délais, surtout lorsqu’ils sont appelés à être mis en valeur lors d’un moment aussi symbolique que la fête de l’indépendance.

Une méthode qui divise mais marque les esprits

La vidéo a suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes saluent une méthode directe, estimant que les retards sur les chantiers publics ne peuvent plus être tolérés. Ils y voient une manière d’imposer la redevabilité aux entreprises et aux responsables chargés de conduire les projets de l’État.

D’autres observateurs appellent toutefois à dépasser la seule séquence virale. Pour eux, les retards sur les grands chantiers s’expliquent souvent par des responsabilités multiples : conception, financement, sous-traitance, suivi technique, gouvernance administrative et contrôle des marchés publics.

Le 17 août comme date couperet

À moins de deux mois de la fête nationale, le chantier Georges-Damas-Aleka entre donc dans une phase décisive. Le président a fixé le cap : tout doit être prêt pour le 17 août, avec une visite de contrôle annoncée dès le 16 août.

Reste désormais à savoir si cet ultimatum permettra d’accélérer réellement les travaux. Une chose est certaine : en recadrant publiquement le responsable du chantier, Brice Clotaire Oligui Nguema a transformé ce projet mémoriel en test de rigueur, de responsabilité et d’efficacité dans la conduite des grands chantiers publics.

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