Cinéma

Van Mabadi s’est éteint en France, le cinéma gabonais perd l’un de ses visages marquants

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Le monde du 7e art gabonais est en deuil. Le célèbre acteur Van Mabadi a tiré sa révérence en France, où il s’était installé depuis quelques années pour y vivre. Sans évoquer les causes de cette disparition, l’annonce a été faite par un proche dans la nuit du vendredi 20 février sur les réseaux sociaux.

C’est une terrible nouvelle qui frappe le cinéma gabonais. Celui qui incarnait le rôle atypique de bandit dans la série télévisée « Chanice » est décédé en France. C’est l’un de ses proches, Younous Obame, qui a partagé la triste nouvelle en publiant un cliché du disparu sur les réseaux sociaux, avec pour légende : « C’est avec tristesse que je vous annonce le décès de mon frère, beau-frère Oumar Van Mabadi. Allah a repris ce qu’il a donné. Puisse Allah pardonner ses péchés. », suscitant une vive émotion au sein de la communauté artistique et culturelle.

Les hommages se sont multipliés, tant de la part des anonymes que des célébrités, tous témoignant de leur soutien à la famille.

Un parcours marquant dans l’audiovisuel gabonais

Né à Mouila, chef-lieu de la province de la Ngounié, Van Mabadi s’était imposé au fil des années comme l’un des visages les plus familiers du cinéma et des séries télévisées gabonaises. Sa créativité, sa détermination et sa capacité à incarner des personnages forts avaient conquis un large public sur les scènes locale et internationale.

Il laisse une œuvre marquante et une empreinte indélébile dans l’univers audiovisuel gabonais et africain, avec plusieurs productions saluées : Le pacte de l’amour, Vacances à plein ciel, Amour ou sentiment, Mami Wata, le mystère d’Iveza et, enfin, le court métrage Le poids du silence, primé dans un festival africain.

Bradock dans Chanice, un rôle resté dans les mémoires

Le public se souviendra également de son rôle de Bradock, qui a marqué les esprits dans la série télévisée « Chanice », où son jeu d’acteur avait été salué pour son authenticité et son intensité.

Il avait par ailleurs coréalisé des épisodes de la série gabonaise Parents mode d’emploi, contribuant ainsi à la structuration du paysage audiovisuel national. Au-delà de ses œuvres, Van Mabadi incarnait une génération d’artistes déterminés à faire rayonner le cinéma gabonais sur la scène internationale.

Son parcours témoigne d’un engagement constant en faveur de la valorisation des talents locaux et de la production de contenus enracinés dans les réalités culturelles africaines.

Une perte immense pour la culture gabonaise

Sa disparition constitue une énorme perte pour le monde culturel gabonais. Mais son héritage continuera d’inspirer les générations futures.

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