Société
Pâques : Jennifer de Mayombo étrille l’ingratitude de certains chrétiens des églises de réveil
Au moment où les fidèles célébraient la fête de Pâques, Jennifer de Mayombo épouse Kangouna a choisi de porter le débat sur un tout autre terrain. Ce lundi 6 avril, dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, la journaliste a vivement dénoncé ce qu’elle présente comme la générosité de façade de certains chrétiens des églises de réveil, prompts à multiplier dîmes et offrandes, mais défaillants, selon elle, dans leurs devoirs envers leurs parents et leurs proches. Une critique frontale, nourrie par l’idée d’un profond déséquilibre entre engagement religieux affiché et responsabilités familiales assumées.
Devenue au fil du temps une voix critique sur la toile, Jennifer de Mayombo n’hésite plus à commenter les pratiques sociales, à décrypter certains comportements et à dénoncer ce qu’elle considère comme des dérives. Cette fois, c’est en pleine célébration pascale qu’elle a décidé d’interpeller une frange du monde chrétien. « Des millions donnés en dîmes et en offrandes, mais aucune reconnaissance pour ceux qui t’ont donné la vie ; quelle ironie », a-t-elle lancé, ouvrant une charge sévère contre ceux qui, selon elle, privilégient la visibilité religieuse au détriment des solidarités familiales.
Une dénonciation de la “fausse générosité”
Dans son message, la journaliste s’en prend à ce qu’elle décrit comme une forme d’hypocrisie spirituelle. Elle reproche à certains fidèles de rechercher la reconnaissance de leur pasteur ou de leur assemblée, tout en négligeant leurs propres parents. « Tu ne vois pas tes parents depuis des mois, et pourtant, le dimanche, tu te tiens là, micro à la main, criant “Alléluia !” Tu cherches les prières du pasteur, mais tu ne fais que maudire ceux qui t’ont nourri, élevé, et tout sacrifié pour toi. Quelle ingratitude, quelle hypocrisie », écrit-elle.
Jennifer de Mayombo épouse Kangouna pousse encore plus loin son raisonnement en opposant les élans de charité publique à l’abandon des devoirs familiaux les plus élémentaires. « Tu passes ton temps à crier “Daddy, Daddy” en public, mais où étais-tu quand ta propre mère avait besoin de toi ? Où es-tu quand ton père souffre en silence ? Oui, tu fais des dons, tu célèbres dans les orphelinats, mais qu’en est-il des enfants de ta sœur décédée qui n’ont même pas de quoi aller à l’école ? » À travers cette interpellation, elle remet en cause la hiérarchie des priorités de certains croyants.
La famille replacée au centre
Au cœur de sa publication, Jennifer de Mayombo défend l’idée que la vraie bénédiction commence dans le cercle familial. Pour elle, il y a une incohérence profonde à tourner le dos à sa propre famille tout en se réclamant d’une foi exigeante et démonstrative. « Tu préfères tourner le dos à ta famille, les calomnier, les rabaisser, pendant que les fidèles de ton église deviennent tes “nouveaux parents”… Quelle vision déformée de la vraie famille. Tchip », déplore-t-elle.
La journaliste invite ainsi les chrétiens concernés à rendre hommage à leurs parents pendant qu’ils sont encore en vie, au lieu de se perdre dans la recherche d’approbation sociale ou religieuse. « Tes statuts WhatsApp… Ne serait-il pas plus sage de commencer par honorer tes parents, tant qu’ils sont encore là, plutôt que de te perdre dans des faux-semblants à la recherche de la validation des hommes ? » Une manière, pour elle, de recentrer la foi sur les obligations concrètes et non sur les démonstrations extérieures.
Une charge contre l’ingratitude filiale
Jennifer de Mayombo épouse Kangouna s’attaque également à un discours qu’elle juge récurrent chez certains croyants, celui qui consiste à accuser les parents d’être à l’origine des malheurs ou des blocages personnels. À ses yeux, cette posture masque souvent une profonde ingratitude envers ceux qui ont soutenu, éduqué et nourri leurs enfants. « “Mes parents m’ont maudit”… mais toi, tu passes ton temps à les frustrer, à les humilier, à les rabaisser. Ce sont eux qui ont payé tes études, ce sont eux qui t’ont offert un toit et de la nourriture. Alors qu’attends-tu pour leur rendre hommage ? » écrit-elle encore.
Dans la suite de son propos, elle insiste sur le lien qu’elle établit entre enracinement familial et stabilité personnelle. « Si tu ne sais pas mettre ta famille en priorité, sache que tout ce que tu fais restera toujours limité, même si tu donnes des millions à l’église. La vraie bénédiction commence à la maison. Si tes racines sont faibles, ton arbre tombera tôt ou tard. » À travers cette formule, elle oppose clairement la solidité des liens familiaux aux expressions religieuses qu’elle juge parfois théâtrales.
Un message abrupt, sur fond de célébration pascale
La publication s’achève sur un avertissement adressé à ceux qui, selon elle, humilient aujourd’hui leurs aînés sans penser qu’ils vieilliront eux aussi. « N’oublie pas, demain, toi aussi tu auras des cheveux blancs. On verra si tu trouveras ça drôle quand on t’accusera, à ton tour, d’être un sorcier… » Une phrase dure, à l’image de l’ensemble du texte, dans lequel la journaliste mêle dénonciation sociale, interpellation morale et critique des faux-semblants religieux.
Par cette sortie, Jennifer de Mayombo épouse Kangouna relance donc un débat sensible, à la croisée de la foi, de la famille et des pratiques sociales dans certaines églises de réveil. En choisissant le jour de Pâques pour s’exprimer, elle a donné à son message une portée symbolique forte, au risque aussi de susciter la controverse parmi les fidèles visés.
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