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Femua 18 : le Gabon invité d’honneur, Oligui Nguema reçoit A’Salfo au palais présidentiel
Le palais présidentiel a servi, ce lundi 23 mars, de cadre à une audience à forte portée culturelle et diplomatique. Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, y a reçu une délégation ivoirienne conduite par l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon, Kouassio Konan Bertin, et A’Salfo, leader du groupe Magic Système. Au cœur de la rencontre : la remise officielle de la lettre invitant le Gabon à prendre part, en qualité de pays invité d’honneur, à la 18e édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua).
Cette invitation marque une reconnaissance symbolique pour le Gabon, appelé à occuper une place de choix lors de l’un des plus grands rendez-vous culturels du continent. Créé à l’initiative de Magic Système, le Femua s’est imposé au fil des années comme un événement majeur en Côte d’Ivoire, mêlant musique, citoyenneté, cohésion sociale et actions de développement.
A’Salfo remet officiellement l’invitation au chef de l’État
Au cours de l’audience, A’Salfo, en sa qualité de président du comité d’organisation du festival, a personnellement remis la lettre d’invitation au chef de l’État gabonais. Un geste à forte valeur protocolaire, qui consacre l’entrée du Gabon dans le dispositif central de cette 18e édition.
À travers cette démarche, les organisateurs du Femua ont voulu formaliser le rôle de pays d’honneur attribué au Gabon. Une distinction qui place Libreville au centre d’un événement dont les ambitions dépassent largement le seul cadre musical.
Un festival au carrefour de la culture et de l’engagement social
Le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo, plus connu sous l’acronyme Femua, ne se limite pas à une programmation artistique. Pensé par Magic Système comme un espace de rayonnement africain, il poursuit aussi des objectifs de cohésion sociale, de sensibilisation citoyenne, de promotion de la jeunesse, de la santé et de l’éducation.
L’événement est également connu pour sa dimension caritative, notamment à travers la réalisation d’infrastructures sociales. C’est cette combinaison entre culture populaire et impact social qui a contribué à faire du Femua une référence sur la scène africaine.
Le Gabon donne son accord
Face à cette invitation, Brice Clotaire Oligui Nguema a marqué son accord pour la participation du Gabon à ce grand rendez-vous culturel africain. Une réponse favorable qui conforte la présence gabonaise dans les grandes plateformes d’expression artistique et diplomatique du continent.
L’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon, Kouassio Konan Bertin, s’est d’ailleurs réjoui de cet accord officiel, qui vient consolider les liens entre Libreville et Abidjan autour de la culture, de la coopération et du rayonnement africain.
Un lancement déjà enclenché à Abidjan
Dès le lendemain, le mardi 24 mars, le comité d’organisation procédait au lancement officiel de cette 18e édition au Sofitel Hôtel Ivoire, à Abidjan. Cette cérémonie a marqué l’ouverture de la séquence préparatoire du festival, avec la participation attendue du Gabon à plusieurs temps forts de l’événement.
Selon les indications fournies, le ministre gabonais de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany, doit ouvrir le festival à partir du 28 avril autour d’un débat placé sous le thème : « Intelligence artificielle : menace ou opportunité pour l’Afrique ? »
Une vitrine continentale pour le Gabon
En étant choisi comme pays invité d’honneur, le Gabon bénéficie d’une tribune de premier plan dans un festival à forte audience africaine et internationale. Au-delà de la visibilité artistique, cette participation constitue aussi une opportunité diplomatique et culturelle pour mettre en avant ses talents, ses politiques culturelles et son image sur la scène continentale.
Cette invitation au Femua 18 traduit ainsi un double signal : la montée en visibilité du Gabon dans les grands rendez-vous culturels africains, et la volonté des autorités d’inscrire plus nettement le pays dans les dynamiques de rayonnement régional.