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Ifumb acte 2 : Bung Pinz assume ses choix et agace sur le plateau du DafreshMorning

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En prélude à la deuxième édition du concert Ifumb, Juste Parfait Moubamba, plus connu sous le pseudonyme Bung Pinz, a fait une sortie très remarquée ce vendredi 12 juin sur Urban FM. Invité de l’émission DafreshMorning, le promoteur culturel a répondu aux critiques sur la programmation de son événement avec un ton jugé arrogant par une partie du public. Une séquence qui a aussitôt suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.

Une prise de parole qui divise

Certaines personnalités publiques sont régulièrement au cœur de l’actualité pour leur franc-parler. Bung Pinz appartient visiblement à cette catégorie. Connu pour ses positions tranchées et son engagement dans le milieu culturel, l’ancien membre du groupe Communauté Black n’a pas cherché à arrondir les angles face aux remarques visant le concert Ifumb acte 2.

Sur le plateau du DafreshMorning, Juste Parfait Moubamba a tenu à rappeler qu’il était le principal porteur du projet. Pour lui, les critiques sur le choix des artistes programmés ne tiennent pas compte des efforts financiers, logistiques et relationnels nécessaires à l’organisation d’un tel événement.

« J’ai le droit de mettre qui je veux »

Face aux reproches de certains artistes ou internautes estimant avoir été écartés de la programmation, Bung Pinz a répondu sans détour. Il a insisté sur le fait que le concert Ifumb n’est pas une initiative gouvernementale, mais un projet qu’il affirme financer grâce à ses propres moyens et à son réseau de partenaires.

« Il ne faut pas que les gens confondent. Ce n’est pas un spectacle organisé par le gouvernement. Les gens ont tendance à dire : on me trie, on me trie. C’est Bung Pinz, c’est Ifumb qui organisent. Donc j’ai le droit de mettre qui je veux. C’est mon pognon que je mets pour cet événement », a-t-il martelé.

Cette déclaration a été largement commentée en ligne. Pour ses soutiens, Bung Pinz ne fait qu’assumer ses responsabilités d’organisateur. Pour ses détracteurs, le ton employé traduit une posture hautaine et une volonté d’imposer son autorité dans le milieu culturel.

Des lunettes retirées pour regarder ses critiques en face

Dans la même séquence, Bung Pinz a aussi justifié le fait d’avoir retiré ses lunettes de soleil sur le plateau. Là encore, son propos a été perçu comme une provocation par une partie des internautes.

« J’ai enlevé la paire de lunettes parce qu’il faut que je vous regarde dans les yeux. Vous allez faire vos commentaires sur Facebook, ce n’est pas mon problème. Je m’en fous de ça, ce n’est pas vous qui me payez le café », a-t-il lancé.

Cette phrase a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, où elle a alimenté les moqueries, mais aussi l’indignation de certains auditeurs. Plusieurs internautes y ont vu une forme de mépris envers le public, tandis que d’autres ont salué une franchise devenue rare dans l’organisation des événements culturels.

Un promoteur qui revendique ses sacrifices

Revenant sur les coulisses de l’organisation, Bung Pinz a insisté sur les démarches, les refus et les difficultés rencontrées pour réunir les moyens nécessaires. Selon lui, ceux qui critiquent la programmation ne mesurent pas toujours les risques financiers pris par les promoteurs privés.

« C’est mon pognon. Quand je me réveille le matin à 6 heures pour aller dans les bureaux et que les partenaires me font balader, vous comprenez donc que ce n’est pas facile. Maintenant, comme a pour habitude de dire le président de la République, je n’oublie personne. Je ne suis pas là pour trier les gens. Je n’ai aucun problème avec les artistes gabonais. Je suis Gabonais, je suis là pour emmener la culture plus haut. Il y a la 3e, la 4e et la 5e édition », a assuré le promoteur.

À travers ces mots, Bung Pinz tente de replacer son événement dans une vision plus large. Pour lui, Ifumb ne se limite pas à une affiche ou à une programmation : il s’agit d’un concept appelé à s’installer durablement dans le paysage culturel gabonais.

Un soutien assumé à la 5e République

Acteur culturel de premier plan, Bung Pinz est également connu pour son soutien affirmé au président Brice Clotaire Oligui Nguema. Depuis son retour du Congo-Brazzaville, où il s’était exilé pour échapper, selon lui, aux représailles de l’ancien régime, le rappeur et activiste s’est rangé aux côtés du nouveau pouvoir.

Il présente d’ailleurs le concept Ifumb comme sa manière de contribuer à la dynamique de la 5e République. « Tant que la 5e République vit et est en place, je suis là pour organiser les shows. C’est ma façon à moi d’accompagner le chef de l’État dans ce que je sais faire le mieux. Chacun doit faire comme il peut, à sa façon », a-t-il confié.

Des réactions nombreuses sur les réseaux sociaux

La sortie de Bung Pinz n’a pas laissé les internautes indifférents. Sur Facebook, plusieurs commentaires se sont multipliés après la diffusion de l’extrait. Certains se sont moqués de son ton, d’autres ont dénoncé une forme d’arrogance. À l’inverse, ses soutiens estiment qu’il a simplement rappelé une évidence : celui qui finance et organise un événement conserve la liberté de choisir sa programmation.

Le promoteur, lui, semble peu affecté par les critiques. « Ceux qui reconnaissent ce que je fais, tant mieux. Ceux qui ne reconnaissent pas, ce n’est pas mon problème. Je n’ai rien à foutre », a-t-il lâché sur le plateau.

Entre buzz, autorité et tensions culturelles

Cette séquence révèle surtout les tensions qui traversent le milieu culturel gabonais. Entre attentes des artistes, critiques du public, contraintes financières et volonté de professionnaliser les grands événements, chaque programmation devient rapidement un sujet de débat.

En assumant frontalement ses choix, Bung Pinz a peut-être cherché à provoquer un buzz médiatique autour d’Ifumb acte 2. Mais sa sortie traduit aussi une volonté claire : rappeler qu’il reste le maître d’œuvre de son événement. Reste désormais à voir si cette polémique renforcera l’intérêt du public pour le concert ou si elle laissera des traces dans ses relations avec une partie des artistes gabonais.

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