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Lev1keur annonce « Y’a que le Seigneur », un cri social avant l’EP « Menace sur la planète Ntcham »

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Lev1keur prépare le terrain avant la sortie de son EP Menace sur la planète Ntcham. Le rappeur gabonais dévoilera ce 1er juin, sur YouTube, le clip de son nouveau single Y’a que le Seigneur. Un titre annoncé comme frontal, social et sans concession, dans lequel l’artiste met en mots les difficultés du quotidien et les maux qui continuent de miner la société gabonaise.

Un single au ton engagé

Avec Y’a que le Seigneur, Lev1keur semble renouer avec un rap direct, nerveux et ancré dans la réalité sociale. Le morceau aborde plusieurs sujets sensibles, notamment les délestages, le manque d’eau potable, le désœuvrement d’une partie de la jeunesse, la drogue ou encore les inquiétudes liées à l’intoxication alimentaire. Autant de thèmes qui traduisent le malaise d’une population toujours confrontée à des difficultés persistantes, malgré les espoirs suscités par le changement de régime.

Dans ce nouveau single, le rappeur utilise un ton incisif pour décrire les contradictions du quotidien. Le refrain, construit autour de l’expression « Y’a que Dieu », sonne comme un cri de résignation, mais aussi comme une manière de rappeler la souffrance des populations face à des problèmes qui semblent se répéter. Entre constat amer et énergie rap, Lev1keur cherche visiblement à frapper fort.

Un clip tourné dans un quartier populaire de Libreville

Le clip, récemment tourné dans un quartier populaire de Libreville, devrait renforcer la portée sociale du morceau. Les images mettent en scène la dureté du quotidien, avec un accent particulier sur la précarité, la délinquance juvénile et l’absence d’eau potable dans certains ménages. Une esthétique réaliste, fidèle à l’univers du rappeur, qui préfère souvent placer ses récits au plus près de la rue et de ses vérités.

Cette mise en scène donne au titre une dimension plus concrète. Lev1keur ne se contente pas d’énumérer les problèmes : il les incarne dans des décors familiers, au milieu de populations confrontées à des difficultés ordinaires, mais lourdes de conséquences. Le clip pourrait ainsi devenir l’un des éléments forts de la promotion de son prochain projet.

Dans la continuité de son univers afro-rap

Ce morceau s’inscrit dans la continuité du parcours de Lev1keur, déjà remarqué avec des titres comme Barate ou Ma chérie. Connu pour sa capacité à mêler énergie populaire, formules accrocheuses et regard critique, le rappeur confirme avec Y’a que le Seigneur son envie de rester connecté aux réalités du terrain.

Avec une production rythmée et un texte qui ne cherche pas à arrondir les angles, ce single pourrait consolider sa place parmi les voix marquantes du rap gabonais actuel. À quelques jours de sa mise en ligne, l’attente grandit chez les fans, curieux de découvrir ce premier avant-goût de Menace sur la planète Ntcham. Un projet qui, à en croire ce titre, devrait porter une parole brute, sociale et profondément ancrée dans l’époque.

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