International

L’Oiseau Rare révèle son cachet : « Je suis parti de 20 millions à 10 millions pour le FEMUA »

Publié

// le

L’Oiseau Rare a levé un coin du voile sur sa valeur marchande. Dans un live TikTok relayé sur les réseaux sociaux ce dimanche 17 mai, l’artiste gabonais a révélé toucher habituellement 20 millions de FCFA pour se produire sur scène. Mais pour sa participation à la 18e édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo, en Côte d’Ivoire, le chanteur affirme avoir accepté de diviser son cachet par deux, par respect pour A’Salfo et le ministre Paul Ulrich Kessany.

Un artiste devenu très demandé

Figure majeure de la scène urbaine gabonaise, L’Oiseau Rare ne cache plus son poids dans l’industrie musicale. L’interprète de Niamatos affirme que son cachet a considérablement évolué depuis ses débuts. Selon lui, un promoteur lui avait déjà payé 5 millions de FCFA pour un concert par le passé. Aujourd’hui, l’artiste assure réclamer 20 millions de FCFA pour chacune de ses prestations.

Dans son live, le chanteur a tenu à rappeler que derrière son image parfois décalée sur TikTok, il existe une vraie dimension professionnelle. « Beaucoup me voient comme le fou de TikTok, mais vous ne savez pas. Mon cachet, c’est 20 millions de FCFA. Mille francs, on compte jusqu’à 20 millions. C’est comme ça qu’on me paie pour que je chante sur une scène. Dès qu’on m’approche, je donne mon cachet et mes conditions, comme d’habitude », a-t-il déclaré.

Une participation au FEMUA négociée à la baisse

L’Oiseau Rare affirme avoir appris presque en même temps que le public sa présence parmi les têtes d’affiche du FEMUA 18. Quelques jours plus tard, il aurait reçu un appel d’A’Salfo, commissaire général du festival et leader du groupe Magic System. Ce dernier lui aurait expliqué que son nom avait été proposé à la suite d’échanges avec les autorités gabonaises.

L’artiste raconte ensuite avoir reçu un second appel alors qu’il se trouvait déjà à Paris pour assister au concert de Didi B au Zénith. Cette fois, la discussion aurait porté sur les conditions financières de sa participation. Selon L’Oiseau Rare, les organisateurs estimaient son cachet trop élevé et lui auraient demandé de faire un effort.

« A’Salfo m’a apaisé l’esprit »

Dans son récit, le chanteur explique avoir d’abord revu son cachet à 15 millions de FCFA, avant d’accepter finalement une proposition à 10 millions. Une baisse qu’il dit avoir consentie par considération pour A’Salfo et pour le ministre Paul Ulrich Kessany, en charge du Rayonnement culturel.

« C’est lorsque j’étais à Paris au concert de mon grand Didi B que mon téléphone sonne à nouveau. C’est encore le vieux A’Salfo. Il me dit qu’il a essayé de discuter avec les autorités, mais qu’elles ont dit que j’ai trop corsé. Il fallait essayer de revoir. A’Salfo m’a apaisé l’esprit. Il m’a dit : petit, ce n’est rien, fais ce sacrifice-là pour moi. J’ai accepté. J’ai demandé 15 millions avec un dispositif. Il m’a répondu qu’il pouvait m’avoir 10 millions. Il m’a dit que c’était la proposition du ministre Paul Kessany. À cause des deux personnalités que je respecte, je suis parti de 20 millions à 10 millions », a-t-il confié.

Des exigences logistiques également réduites

Au-delà du cachet, L’Oiseau Rare affirme avoir formulé plusieurs demandes pour assurer sa participation au festival dans de bonnes conditions. Parmi elles : cinq gardes du corps, quatre véhicules pour son cortège et plusieurs billets d’avion pour les membres de son équipe. Des exigences qui, selon lui, auraient elles aussi été revues à la baisse par l’organisation.

« Toutes les conditions que j’ai demandées, ils ont divisé. J’ai demandé quatre voitures, on m’a donné une seule. J’ai demandé cinq gardes du corps, on m’en a donné un seul. J’ai demandé aussi quatre billets pour mon équipe, j’ai reçu un seul billet », a-t-il ajouté dans l’extrait relayé sur les réseaux sociaux.

Une sortie qui confirme son statut

Cette prise de parole montre à quel point L’Oiseau Rare est conscient de sa valeur dans le paysage musical gabonais. En révélant son cachet et les coulisses de sa participation au FEMUA, l’artiste veut visiblement rappeler qu’il n’est plus un simple phénomène viral, mais une tête d’affiche capable de négocier ses conditions comme les grands noms de la scène africaine.

Son récit révèle aussi les arbitrages parfois complexes autour des grands événements culturels. Entre ambitions artistiques, budgets institutionnels, respect des organisateurs et exigences professionnelles, la participation d’une star comme L’Oiseau Rare ne se résume pas à une simple invitation. Pour le FEMUA 18, l’artiste affirme avoir fait un sacrifice. Mais ce sacrifice, à l’entendre, confirme surtout une chose : son nom pèse désormais lourd sur une affiche.

Cliquez pour commenter
Quitter la version mobile