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Quarante jours après la disparition de Van Mabadi, l’hommage bouleversant de son épouse Natacha

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Quarante jours après la disparition de Van Mabadi, l’émotion reste intacte. Ce samedi 28 mars, son épouse, Natacha Mabadi, a brisé un peu plus le silence en publiant sur les réseaux sociaux un message d’une grande intensité, adressé à l’acteur et réalisateur disparu le 20 février 2026 à l’âge de 47 ans. Un hommage intime, traversé par la douleur, la foi et le souvenir d’un homme qu’elle présente comme bien plus qu’un mari.

« Ton départ vers Allah a laissé en moi un vide immense, une douleur profonde que les mots peinent à exprimer mais aussi une trace indélébile d’amour, de douceur et de souvenirs précieux », a-t-elle écrit. Des mots sobres, mais chargés d’une peine encore vive, quarante jours après la disparition de celui qui fut l’un des visages marquants du cinéma gabonais.

Une absence toujours aussi lourde

Originaire de la province de la Ngounié, Van Mabadi s’est éteint à Nantes, en France, après avoir lutté pendant des années contre une grave maladie. Sa disparition avait bouleversé le monde culturel gabonais, tant l’homme cumulait les talents : acteur, réalisateur, scénariste, metteur en scène. Sa mort avait laissé derrière elle une famille éprouvée, mais aussi de nombreux admirateurs marqués par son parcours.

Les obsèques s’étaient tenues la semaine suivante à la mosquée centrale de Libreville, en présence de nombreuses personnalités venues entourer son épouse et ses proches. Ce jour-là déjà, Natacha Mabadi, vêtue de noir, apparaissait profondément éprouvée, mais décidée à s’en remettre à la foi.

Une femme entre douleur et acceptation

Dans le message publié ce 28 mars, la veuve dit accepter la volonté divine, malgré l’ampleur du vide laissé par son mari. « J’accepte la volonté de Dieu et prie qu’Il me donne la force, ainsi qu’à tes enfants, de surmonter cette épreuve difficile. Cette nouvelle étape de notre vie sans toi me terrifie mais on s’en remet à Allah car Il est le Maître des destins. Que Sa volonté soit faite », écrit-elle.

Le texte mêle ainsi chagrin personnel et abandon à la volonté divine. Il dit aussi la peur de l’après, celle d’une vie à reconstruire sans celui qui constituait un repère affectif, familial et spirituel.

Le portrait d’un homme aimé et admiré

Au fil de son message, Natacha Mabadi dessine en creux le portrait d’un homme de qualités. « Chaque instant passé à tes côtés est gravé en moi : ton regard, ta voix, ta bienveillance, ta patience, ton humilité et tout ce que tu étais pour moi et nos enfants », confie-t-elle.

Puis elle va plus loin encore dans l’évocation du lien qui les unissait : « Tu n’étais pas seulement mon époux, tu étais mon repère, mon compagnon, mon complice, mon meilleur ami, mon frère, ma force, ma source d’inspiration, mon apaisement, mon collaborateur, car oui, nous avions une même passion, le cinéma. » Une déclaration qui souligne combien leur relation dépassait le seul cadre conjugal.

Une promesse faite à son défunt mari

Dans ce texte, Natacha Mabadi formule aussi une promesse. Celle de poursuivre, avec courage, l’éducation et la réussite de leurs enfants. « Tant qu’Allah me donnera des forces et le souffle de vie, je promets de ne ménager aucun effort pour la réussite de tes enfants », affirme-t-elle.

Cette phrase résonne comme un engagement solennel, prononcé dans le deuil, mais tourné vers l’avenir. Une manière de prolonger la présence du disparu à travers ceux qu’il laisse derrière lui.

Prières, gratitude et fidélité au souvenir

L’hommage est aussi traversé par la prière. « Aujourd’hui, je te confie à la miséricorde infinie du Très-Haut. Qu’Allah te pardonne, éclaire ta tombe, l’élargisse et en fasse un jardin parmi les jardins du Paradis. Qu’Il t’accueille parmi les pieux et les véridiques », écrit-elle encore.

Natacha Mabadi n’oublie pas non plus d’adresser ses remerciements aux proches, amis et connaissances qui l’ont soutenue depuis le décès de son époux. Une marque de reconnaissance qui accompagne son message d’amour, de fidélité et de mémoire.

Un amour qui refuse de s’éteindre

Habituée, depuis la disparition de Van Mabadi, à publier des photos souvenirs et des messages empreints d’émotion, Natacha Mabadi continue de faire vivre sa mémoire à travers des mots simples, mais bouleversants. Dans la conclusion de son texte, elle résume toute la force du lien qui demeure malgré l’absence : « Même si tu n’es plus à mes côtés, je continuerai de vivre avec ton amour en moi. Je ne cesserai jamais de prier pour toi, ni d’espérer le jour où Allah nous réunira à nouveau, là où il n’y a ni séparation ni douleur. Tu me manques au-delà des mots. Je t’aime, aujourd’hui, demain et pour toujours. »

Quarante jours après la disparition de Van Mabadi, cet hommage dit tout de la blessure laissée par sa mort. Mais il dit aussi la fidélité d’une épouse qui, dans la douleur, continue de faire vivre l’homme, l’artiste et le compagnon qu’il fut.

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