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Showbiz 241 : Le rap gabonais s’incline-t-il finalement devant la Ntcham ? 

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Depuis plusieurs années, la scène musicale gabonaise vit une transformation profonde. Longtemps porté par une génération de rappeurs talentueux comme Koba Building, le rap gabonais faisait figure de référence dans l’underground, et même au-delà des frontières. Mais aujourd’hui, un nouveau style domine les playlists, les challenges TikTok et les boîtes de nuit de Libreville : la Ntcham. Ce genre hybride, inspiré du langage des rues, a conquis la jeunesse gabonaise à une vitesse fulgurante et tente d’effacer totalement le rap. Aujourd’hui, la question se pose de savoir si ce n’est pas déjà le cas. 

La Ntcham, apparue il y a environ six ans, s’est imposée comme le style de musique incontournable des soirées et des quartiers populaires. Des artistes comme L’Oiseau Rare avec des titres comme « La Ntcham domine le monde », Fetty Ndoss, Don’zer, Waza No Limite ou encore Eboloko enchaînent les millions de vues sur YouTube et cartonnent sur les plateformes de streaming. Les mixes Ntcham inondent les chaînes de DJ locaux, et les challenges de danse associés font le tour des réseaux sociaux. Pendant ce temps, le rap pur et dur semble perdre du terrain auprès du grand public jeune, qui préfère les vibes festives et dansantes de la Ntcham.

Cette ascension pose la question d’une véritable bascule générationnelle. Certains observateurs du showbiz 241 estiment que les jeunes Gabonais n’aiment plus le rap et se tournent massivement vers la Ntcham, perçue comme plus accessible, plus immédiate et plus adaptée aux tendances actuelles. Les investisseurs et les organisateurs d’événements privilégieraient désormais les artistes Ntcham, qui garantissent une foule plus nombreuse et une viralité instantanée. Des débats animés opposent ainsi les puristes du rap aux défenseurs de ce nouveau courant, certains y voyant une simple évolution naturelle de la musique urbaine gabonaise, d’autres un recul de la richesse lyrique au profit d’une production plus commerciale.

Pourtant, le rap gabonais n’a pas complètement disparu. Des figures polyvalentes comme Fetty Ndoss sortent des titres qui jouent sur les deux tableaux Rap vs Ntcham, prouvant qu’une fusion est possible. Des rappeurs traditionnels continuent de sortir des projets appréciés par un public fidèle, et la trap gabonaise intègre parfois des éléments Ntcham. Mais force est de constater que dans les rues de Libreville et dans la diaspora, c’est bien la Ntcham qui fait vibrer les foules en 2026, reléguant souvent le rap à un rôle plus confidentiel ou nostalgique.

Le rap gabonais s’incline-t-il définitivement devanta Ntcham ? Pas encore. La Ntcham domine aujourd’hui sans contestation, portée par son énergie communicative et son ancrage dans la culture ndoss des quartiers. Mais l’histoire de la musique montre que les genres se croisent, se nourrissent et parfois se relancent mutuellement. Reste à voir si le rap saura se réinventer pour reconquérir les cœurs, ou si la Ntcham s’imposera comme le nouveau visage durable du showbiz gabonais.

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