Mode
Alban Minko, alias Alban Design : « Créer ma marque, c’était affirmer mon identité artistique »
Diplômé en architecture d’intérieur de l’École nationale d’art et manufacture, Alban Minko nourrit depuis toujours une passion profonde pour la mode. Avant de voler de ses propres ailes, il a fait ses premiers pas dans l’univers du stylisme au sein de la maison Léamono, où il a affiné son regard et construit son expérience. Aujourd’hui à la tête de sa propre structure, Alban Design, il s’est confié ce vendredi 24 avril sur son parcours, ses inspirations et sa vision de la mode gabonaise.
Star241 : présentez-vous à nos lecteurs.
Je suis Alban Minko, connu aussi sous le nom d’Alban Design. Je suis styliste, relookeur professionnel, marié et père de famille. Je suis diplômé en architecture d’intérieur de l’ENAM, promotion Angélique Ngoma 2004.
Star241 : parlez-nous de vos débuts dans le secteur de la mode.
J’ai commencé dans la mode en 2000 aux côtés de Patience Dabany, en qualité de styliste-designer au sein de sa maison de haute couture, Léamono, une maison fondée par sa défunte fille Amissa. En 2001, j’ai participé au concert de la Mama à Paris comme designer costumier. Après cette expérience, j’ai pris part avec Patience Dabany au FIMA 2003, où nous avons obtenu un prix spécial. Ensuite, les défilés se sont enchaînés à travers l’Afrique, avec beaucoup de succès.
Avec cette envie constante de découvrir d’autres horizons artistiques, je suis devenu en 2006 styliste-designer pour la maison de haute couture Altece Créations. Là encore, nous avons sillonné le Gabon et plusieurs pays africains, avec à la clé un prix de meilleure maison de haute couture d’Afrique centrale. Fort de ce parcours, je me suis lancé en 2010 à mon propre compte sous le nom d’Alban Design. Depuis, j’ai participé à plusieurs défilés au Gabon, collaboré à de nombreuses activités liées à la mode et développé une image qui traverse les générations. Aujourd’hui, je suis aussi promoteur de jeunes talents, ce qui m’a permis de lancer ma marque streetwear baptisée Iboga Culture. Ancien candidat à la présidence de la mode gabonaise, j’estime avoir derrière moi une carrière honorable.
Star241 : qu’est-ce qui vous a poussé à créer votre marque ?
Ce qui m’a poussé à créer ma marque, c’est avant tout le besoin d’affirmer mon identité artistique personnelle. Je voulais porter ma propre vision, mon propre style et laisser une empreinte qui me ressemble.
Star241 : quels matériaux utilisez-vous pour la confection de vos tenues ?
Pour la confection de mes tenues, j’utilise des matériaux expérimentaux, avec l’objectif de trouver des styles nouveaux et de proposer quelque chose de différent aux nouvelles générations.
Star241 : où peut-on trouver vos créations ?
Mes tenues sont disponibles dans la salle d’exposition de Sabo Fashion.
Star241 : faites-vous du prêt-à-porter ou de la haute couture ?
Oui, je fais du prêt-à-porter, notamment grâce à un partenariat turc et à la vente en gros. Mais mon parcours et mon savoir-faire restent aussi profondément liés à la haute couture.
Star241 : depuis la création de votre marque, à combien de défilés avez-vous pris part sur la scène nationale et internationale ?
À l’international, le nombre de défilés auxquels j’ai participé avoisine la dizaine. Au Gabon, en revanche, j’en compte près d’une centaine, dans des registres et des expressions très variés.
Star241 : comment voyez-vous la mode gabonaise aujourd’hui ?
La mode gabonaise est en pleine restauration, à la fois sur les plans administratif et professionnel. Malgré les difficultés, il existe de grandes figures comme Chouchou Lazare et Angèle Ipouta, qui nous font honneur à l’international.
Star241 : votre mot de fin ?
La mode gabonaise doit retrouver toute sa valeur, celle de son âge d’or des années 1980. C’était le temps de Léamono, d’Amissa et de Lisa Faye, une époque où nous étions parmi les pionniers de la mode moderne africaine.
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