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Société

Réseaux sociaux coupés : N’do-Man tacle les influenceurs, « solidaires seulement quand ça touche leurs intérêts »

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N’do-Man a exprimé son étonnement face à l’avalanche de réactions des créateurs de contenus, web-humoristes et influenceurs après la suspension des réseaux sociaux par la haute autorité de la communication (HAC). Ce jeudi 19 février, via une publication, le rappeur a estimé que beaucoup ne s’indignent que parce que cette décision touche directement leurs intérêts. Il a surtout dénoncé leur manque d’élan de solidarité envers les populations en difficulté, notamment les enseignants précarisés en grève.

Une décision qui secoue le pays

Cette semaine, le Gabon est en émoi depuis l’annonce de la suspension des réseaux sociaux par la HAC. Les plateformes les plus suivies dans le pays — WhatsApp, Facebook, TikTok et YouTube — sont désormais difficilement accessibles. Une décision qui fait couler beaucoup d’encre et de salive, tant les réactions se multiplient depuis l’annonce de cette mesure, jugée par de nombreux internautes comme une atteinte à la liberté d’expression et au droit à l’information.

Comédiens web, influenceurs, créateurs de contenus, e-commerçants : tous se sont emparés du sujet. Roméo MD, par exemple, a rappelé l’importance économique de ces outils : « Le numérique n’est plus un luxe, c’est un outil de travail. Les décisions publiques devraient tenir compte de cette réalité. »

Une sortie qui déclenche des réponses… et un recadrage

Mais cette prise de parole n’est pas passée inaperçue. Elle a suscité de nombreux likes, partages et commentaires. Plusieurs internautes en ont profité pour interpeller ces figures du numérique, accusées de réagir à géométrie variable.

Parmi les réactions les plus commentées figure celle de N’do-Man. Lui aussi utilisateur des plateformes — qu’il mobilise notamment pour promouvoir ses œuvres —, le rappeur n’en a pas moins pointé ce qu’il considère comme une contradiction : l’indignation serait massive quand les réseaux sont coupés, mais presque silencieuse lorsque d’autres catégories se battent pour leurs droits.

« on ne vous a pas vus autant réagir »

Dans son post, N’do-Man rappelle la récente mobilisation des enseignants précarisés. Selon lui, malgré le nombre croissant d’influenceurs et de web-humoristes, seuls « un ou deux » auraient réellement porté leur voix pour relayer les revendications des « hommes et femmes de la craie ».

« Là je vois plusieurs créateurs de contenus et web-humoristes faire des grandes déclarations suite à la coupure des réseaux sociaux sur toute l’étendue du territoire gabonais. On ne vous a pas vus autant réagir quand les enseignants réclamaient leurs droits, à part un ou deux créateurs de contenus, alors qu’aujourd’hui il y en a à foison sur le Méta. C’est aussi ça l’un des gros problèmes de ce pays. Vous vous sentez concernés par une anomalie seulement quand elle touche directement. Si tu n’assistes pas ton voisin quand sa maison prend feu, ce même feu finira par arriver chez toi. Bref, on a soif. », a écrit Ndo’man.

Un débat sur la solidarité et l’engagement

Au-delà de la polémique, la sortie du rappeur relance un débat récurrent : que pèsent réellement les influenceurs dans l’espace public, et à quoi sert leur audience lorsqu’il s’agit de causes sociales ?

Le constat, lui, est brutal : dans un pays où la visibilité se fabrique largement sur les réseaux, la coupure agit comme un révélateur. Elle met face à leurs responsabilités ceux dont l’activité dépend de ces plateformes — et expose, en même temps, les limites d’un engagement parfois jugé intermittent.

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